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"LA FEE DES GREVES" par Paul Féval Liens vers pages suivante, précédente et sommaire du livre en bas de page.

La Fée des Grèves de Paul Féval

-Faire hommage à mon seigneur, répondit Maurever, et lui apporter ma vie. François se souleva sur le coude :
-Je te connais... tu es un chrétien et un chevalier ; tu ne mens pas, toi ! parle-moi de mon frère !
-Je vous parlerai de vous, s'il vous plaît, mon seigneur, et de la miséricorde infinie du ciel.
-Approche, dit le duc avec brusquerie ; quand je vais mourir, veux-tu sauver mon âme ?
-Oui, sur le salut de la mienne !
-Donne-moi ta main. Maurever obéit.
Les doigts de François étaient de marbre.
-Qui est ce jeune soldat ? demanda-t-il en regardant Aubry.
Puis, avant qu'on eût le temps de lui répondre, il ajouta en fronçant le sourcil :
-Je le reconnais ! je le reconnais ! J'entends encore le bruit de son épée tombant sur les dalles de la basilique. C'est le premier qui m'ait abandonné !
-C'est le dernier qui vous abandonnera, monseigneur, murmura Reine doucement. Aubry avait la main sur son coeur. Il ne répondit point.
-Lève-toi, lui dit le duc. Aubry se leva.
-De par Dieu et monsieur saint Michel, reprit le mourant, je te fais chevalier, Aubry de Kergariou !
-Monseigneur... voulut s'écrier Aubry.
-Silence ! Soulève cette draperie qui est au-dessus du prie-Dieu.
Le rideau glissa sur sa tringle, et l'on vit le portrait en pied de Gilles de Bretagne en costume de guerre.
Le duc fit le signe de la croix. Tout le monde restait muet.
-Écoute-moi, messire Hugues, dit le duc, dont la voix s'affermit ; il t'aimait parce que tu l'aimais. Quand mon dernier souffle s'arrêtera sur

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