Texte intégral du livre :

"Notice sur Le Mont Saint-Michel et le Mont Tombelène" par Jacques-François Boudent-Godelinière. Liens vers pages suivante, précédente et sommaire du livre en bas de page.

Notice sur le Mont Saint-Michel et Tombelène

moyenne d'une noix, à peu près, qui lui est presque exclusif. Il est assez généralement aimé, cependant, comme il est très commun, et à bon marché, c'est la nourriture du pauvre. Il s'en fait un commerce que l'on évalue de 15 à 20,000 fr par an. Ce sont des femmes et des enfans qui pèchent, ou plutôt qui déterrent, ce coquillage, qui se trouve dans la grève. Sa présence est indiquée par de petits trous, que l'on aperçoit à la surface du sol, on gratte la tangue dans ces endroits, et le coquillage se trouve en très grande abondance. Il peut se manger crû, mais le plus ordinairement on le met à ouvrir sur le feu, à nu sur les charbons, ou dans une casserole. Ces grèves étant, ou couvertes par la mer, ou humides, lorsqu'elle est retirée, présentant d'autre part des flaques, plus ou moins larges, que dans le pays on appelle guintres, c'est à dire, des portions de grèves basses, où il est resté de l'eau, et enfin l'occasion de passer des rivières, se présentant assez souvent, non seulement les pêcheurs vont habituellement pieds nus, mais aussi beaucoup d'autres habitans, même aisés et bien vêtus des communes qui entourent cette baie. Cet usage, toutefois, devient chaque

Sommaire du livre Notice sur le Mont Saint Michel et Tombelène

PAGE
SUIVANTE
Notice Historique sur Mont Saint-Michel et Tombelène

RETOUR AU SOMMAIRE DU SITE MONT SAINT MICHEL - MONT SAINT MICHEL

Partenaires