Texte intégral du livre :

"LA FEE DES GREVES" par Paul Féval Liens vers pages suivante, précédente et sommaire du livre en bas de page.

La Fée des Grèves de Paul Féval

Car les crimes pullulent parmi notre orgueilleuse lumière, autant et plus que dans les ténèbres antiques.
Et des crimes d'élite, des crimes qui effraieront l'impudeur des dramaturges à venir !
Nous parlons ainsi en songeant à ce pauvre petit Jeannin qui allait être bel et bien pendu par les soldats de Méloir.
Tout le village de Saint-Jean était rassemblé devant la porte de Simon Le Priol. La maison était fermée. Elle servait de prison au petit Jeannin.
Le petit Jeannin avait les mains liées. Il était couché auprès des deux vaches.
Kéravel avait dit qu'il fallait attendre le retour de messire Méloir, au moins jusqu'à l'heure ordinaire du couvre-feu.
Gueffès n'était pas de cet avis, mais il n'avait pas voix au chapitre.
Le petit Jeannin était littéralement foudroyé. Il ne bougeait non plus que s'il eût été mort déjà. Ce coup qui le frappait au milieu de son bonheur l'avait anéanti.
Au dehors, on s'agitait, on parlait, les soldats riaient. Les gens du village, saisis d'effroi, n'avaient pas même l'idée de protester.
Simon et sa femme se tenaient immobiles au seuil de leur maison.
Tous sentaient que la disgrâce de monsieur Hue de Maurever, leur seigneur, leur enlevait les moyens de résister.
Derrière le compartiment de la ferme où se tenaient les bestiaux, une petite porte communiquait avec la basse-cour.
Cette porte s'ouvrit doucement et Simonnette entra dans la salle commune.
Elle avait les yeux gros de larmes et les sanglots étouffaient sa poitrine.

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