Texte intégral du livre :

"LE PELERINAGE D'UN ENFANT AU MONT SAINT MICHEL AU QUINZIEME SIECLE"

par ETIENNE DUPONT. Liens vers pages suivante, précédente et sommaire du livre en bas de page.

Illustration : une dentellière

à mailles assez étroites. Les marchands des villes voisines, Granville, Avranches, Fougères, Coutances et même Rennes, y achètent les coques en gros, et les paient comptant; ils les dirigent, de là, dans les campagnes normandes et bretonnes, où les coques sont fort appréciées; on les vend un demi sou la grande écuelle. La coque, légèrement fricassée avec du beurre frais et quelques fines herbes, figure avec honneur sur la table des gens riches.
« Mais la baie abonde, surtout, en poissons de toutes sortes. Vous le comprendrez facilement, mon jeune ami, quand je vous aurai dit que notre baie est dans son ensemble, une grande pêcherie, dont l'ouverture, tournée vers le large, attire le poisson de haute mer; le fond de la baie forme un véritable entonnoir où Ie poisson, avide de déposer son frai, se précipite aux grandes marées. Certains poissons sont frileux, les soles, les plies, les limandes, par exemple; or les eaux sont, ici, très peu froides, parce que la m'er s'étend sur des sables qui, chaque jour, sont à sec pendant plusieurs heures et absorbent la chaleur du soleil; on dit aussi que, dans cette partie de la Manche, il vient un courant d'eau chaude; il se fait sentir surtout dans les îles de Guernesey et de Jersey; d'ailleurs, les hivers ne sont jamais rigoureux au Mont-Saint-Michel; aussi les abricotiers, les cerisiers y fleu rissent

Sommaire du livre : pèlererinage d'un enfant au Mont Saint Michel

PAGE
SUIVANTE

RETOUR AU SOMMAIRE DU SITE MONT SAINT MICHEL - MONT SAINT MICHEL

Photographies de la mer et de la plage